A Taiwan, en ville comme à la campagne on trouve beaucoup de chiens errants, parfois inoffensifs, parfois très agressifs. La politique depuis des années a consisté à collecter les animaux errants, principalement les chiens, comme il s’agit de l’espèce qui pose le plus de problèmes, et de les rassembler dans des refuges. De là, passé un délai de 12 jours, les chiens n’ayant pas été réclamés ou adoptés sont euthanasiés. Depuis la sortie du documentaire « 12 nuits » abordant les mauvaises conditions d’accueil et de traitement dans ces refuges pour animaux errants gérés par l’Etat, l’opinion publique se sent de plus en plus concernée par le sort de ces chiens. En conséquence, les législateurs ont fait modifier la loi en janvier dernier, annulant la mise en place d’une euthanasie systématique pour ces animaux à partir de 2017.
Mais si cette mesure semble un pas en avant pour le respect des animaux, elle ne résout toujours pas le problème des animaux errants, qui seront donc de plus en plus nombreux, dans les rues comme dans les refuges, ce qui n’est pas sans inquiéter les associations de protection des animaux. Celles-ci demandent des mesures plus efficaces pour lutter contre la mutiplication des animaux errants, mais aussi par la même occasion, contre les abandons d’animaux domestiques par leurs propriétaires.
Selon Huang Qing-rong, secrétaire général de l’association de protection des animaux de la République de Chine, plusieurs mesures doivent être prises, comme la stérilisation renforcée ou systématique des animaux, la prise en charge de refuges pour chiens par la société civile et une réglementation visant à l’implantation de puces électroniques. Huang Qing-rong s’est exprimé à ce sujet « Premièrement, le gouvernement doit budgétiser les subventions nécessaires à la mise en place d’une politique d’implantation de puces électroniques sur les animaux domestiques. Par ailleurs, les propriétaires ne devraient pas avoir besoin de payer les frais d’inscription non plus. Pour mettre à exécution cette réglementation, nous aurons besoin des élus locaux et de leurs administrations, pour que dans le même temps où la loi est modifiée, ils vérifient son exécution auprès des propriétaires, de façon à les encourager à implanter une puce à leur animal au risque sinon de recevoir des amendes qui pourront être élevées».