La célébration de la journée nationale des enfants ce samedi 4 avril a été l’occasion pour l’association caritative Child Welfare League Foundation (CWLF) de réaliser un sondage d’opinion cherchant à définir le niveau de bien-être des enfants taiwanais. Le sondage 2015 publié hier par cette fondation oeuvrant pour les droits de l’enfance a révélé que leur niveau de bonheur ressenti est bel et bien présent, la note attribuée rejoignant 85 sur 100. La situation s’est donc améliorée par rapport à il y a quatre ans où il était noté 78.
Les enfants à qui s’adressaient le questionnaire ont rapporté pour 23,5% d’entre eux que ce qui leur déplaît le plus est le fait que leurs parents ne prennent pas leur repas avec eux, ne prennent pas non plus le temps de discuter avec eux ou de sortir en ballade ensemble. La directrice exécutive de la fondation, Chen Lee-ru, a fait part que si plus de la moitié des parents prennent leur repas avec leur progéniture, il y a entre 30 et 40% des parents qui les prennent avec leurs enfants moins de trois jours par semaine. Or, la prise de repas en famille semble être un critère prépondérant pour le bonheur des plus jeunes : « Si la prise de repas ensemble est élevée, de même que les sorties en famille, le niveau de boneur des enfants est plus haut que les familles qui ne déjeunent ou ne font pas de sorties en famille ensemble. Ils se portent mieux que les autres. »
D’autre part, quatre enfants sur dix n’arrivent pas à faire part de leurs problèmes ou inquiétudes à leurs parents, influençant donc sur leur niveau de bien être général. Près de six enfants sur dix échangent avec leurs parents moins d’une demi-heure par jour. Le sondage qui a interrogé 1 500 enfants entre dix et 12 ans laisse ainsi suggérer que pour remédier à ce qui entâche le bonheur des plus jeunes, les parents pourraient commencer par prendre le temps de manger à table avec eux plus souvent.