Le premier entretien de cette année entre les hauts responsables des affaires interdétroit des deux rives avait été prévu pour le mois de février. Mais à cause du crash à Taipei du 4 février dernier et de l’annonce unilatérale de nouveaux couloirs aériens par Pékin, la rencontre a été repoussée. Maintenant que la Chine a accepté de déplacer davantage vers l’ouest le couloir le plus contesté, le M503, les deux gouvernements estiment qu’il est temps de rétablir les négociations régulières.
Mais, aujourd’hui, au Parlement, Union pour la solidarité de Taiwan (TSU) s’oppose à ce développement. Selon le parti d’opposition, le dossier du M503 n’a pas encore été réglé et donc le moment opportun pour reprendre le dialogue n’est pas encore venu. Lai Cheng-chang, leader du groupe parlementaire du TSU, a tenu une conférence de presse ce matin appelant le gouvernement à attendre jusqu’à ce que Taiwan soit admis à l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale pour dialoguer avec Pékin. Le parti a aussi demandé à ouvrir une enquête sur les négociateurs pour savoir s’ils n’ont pas manqué à leurs responsabilités.
A ce propos, Lee Li-Jane, chef du bureau de l’économie de la Commission des affaires continentales, a défendu la position du gouvernement. Elle a affirmé que le déplacement de la ligne aérienne a permis à la partie taiwanaise un meilleur contrôle sécuritaire dans le détroit. Selon elle, la rencontre doit avoir lieu parce qu’elle fournira une occasion propice pour aborder de nouveau le dossier du M503 face à face. Toutefois, aucune date n’a été arrêtée pour l’entretien.