Le Président de la République Ma Ying-jeou a tenu ce soir à 20h, heure de Taipei, une vidéo-conférence avec le bureau de réflexion de Washington, le CSIS, Center for Strategic and International Studies. John Hamre, l’ancien secrétaire adjoint à la défense a été le modérateur de cette conférence. La conférence était présidée par Christopher Johnson, le responsable de Freeman Chair in China Studies dépendant du bureau de réflexion aux côtés de Mario Diaz-Balart, responsable du Congressional Taiwan Caucus et Paul Wolfowitz, Président du conseil sur les commerces taiwano-américain.
Cette vidéo-conférence organisée à la veille des 35 ans du The Taiwan Relations Act a été l’occasion pour le Chef de l’Etat taiwanais d’insister sur le fait que les relations taiwano-américaines sont à leur meilleur niveau des 35 dernières années : « Lorsque j’ai pris la fonction de la présidence de la République de Chine en mai 2008, j’ai considéré l’amélioration des relations avec les Etats-Unis comme l’une des tâches prioritaires dans le but de rétablir la confiance mutuelle quasi inexistente à ce moment là. A présent, les relations entre nos deux pays sont les plus fortes des 35 dernières années. Avec le soutien des Etats-Unis, Taiwan est en mesure d’améliorer ses relations interdétroit et dispose de toute la confiance requise pour engager les échanges avec Pékin. »
Ma Ying-jeou a par ailleurs sollicité à de nombreuses reprises le soutien des Etats-Unis pour que Taiwan rejoigne le TPP, le Partenariat Trans-Pacifique et le RCEP, partenariat économique intégral régional. Pour le Chef de l’Etat, l’adhésion de Taiwan au TPP permettra non seulement à Taiwan d’assurer sa sécurité économique mais en plus, il favorisera la présence économique des Etats-Unis dans la région Asie-Pacifique.
Ma Ying-jeou n’a d’ailleurs pas manqué de souligner les efforts dans le sens de l’amélioration de ses relations avec Pékin tout en précisant que Taiwan poursuivra ses négociations avec la Chine dans le but de concrétiser les accords s’inscrivant dans le cadre de l’ECFA, l’accord-cadre des coopérations économiques. Il entend ainsi communiquer davantage avec les Taiwanais dans le but de dissiper leurs doutes quant aux échanges interdétroit.