En 2014, le gouvernement a prolongé la période d’interdiction de la pêche d’alevins d’anguille, en la faisant passer de quatre mois à sept mois. Ainsi, elle s’étend du 1er mars au 31 octobre. Cette mesure est en vigueur dans la quasi totalité du territoire, à l’exception des comtés de Hualien et de Taitung à l’Est. Dans les 17 régions concernées, la pêche d’alevins d’anguille est totalement interdite dans les zones entre les deux marées, dans les eaux côtières d’un périmètre de 3 miles marins ainsi que dans les embouchures des rivières. Par ailleurs, dans 15 régions, les autorités locales doivent interdire la pêche d’alevins d’anguille dans les cours moyens et inférieurs d’une rivière ou plus. Cette mesure a effectivement fait baisser le volume de la prise durant la dernière saison de la pêche de cette catégorie, soit de novembre dernier jusqu’à la fin de ce mois de février. Au total, la quantité ne représente qu’une tonne. Il s’agit d’une diminution considérable par rapport à la même période de l’année précédente, où la prise totale s’élevait à 9 tonnes. Ce dernier chiffre avait battu le record depuis dix ans.
Huang Hung-yan, directeur adjoint du bureau de la pêche, a jugé nécessaire de poursuivre la mesure de protection. « Nous appuyons sur deux moyens, l’un permettant aux alevins de regagner le large, l’autre les laissant survivre dans les rivières. Ainsi, lorsqu’ils ont grandi, ils pourront retourner à la mer pour la reproduction avant de regagner de nouveau la rivière. Si les alevins sont tous attrapés, qui survivra encore ? » a-t-il interrogé. Sachons que contrairement au saumon, l’anguille est un poisson migrateur catadrome. C’est-à-dire qu’elle passe la plupart de sa vie dans la rivière sauf pendant la courte durée pour la reproduction qui se déroule en mer. Enfin, la baisse de la prise suggère une éventuelle flambée du prix de ce poisson sur le marché.