Le 12 janvier dernier, la Chine continentale a unilatéralement annoncé quatre nouveaux couloirs aériens dans le détroit de Taiwan dont le lancement est prévu le 5 mars, c’est-à-dire dans une semaine. A la demande de Taipei, Pékin avait accepté d’ouvrir des négociations sur ce dossier. Cependant, suite au crash de l’avion GE235 de TransAsia le 4 février, les deux rives du détroit ont repoussé l’entretien interdétroit préfixé pour les 7 et 8 février. Cet entretien régulier avait été considéré comme une occasion opportune pour traiter du dossier aérien. D’ici le 5 mars, il est peu probable qu’une solution consentie par les deux côtés soit établie.
Aujourd’hui, à la demande des médias, le vice ministre des transports Tseng Dar-jen a réagi en déclarant que le bureau de l’aviation civile renforcera son observation et signalera toute intrusion des appareils chinois empruntant les nouveaux corridors, notamment celui codé M503 longeant la ligne de démarcation à seulement 4 miles marins à l’ouest. Selon le vice ministre, en cas de nécessité, le gouvernement n’écarte pas la possibilité d’intercepter l’intrus par des avions militaires.