Le maire de Taipei, Ko Wen-je, a été tenu de rattraper une erreur de langage diplomatique qu’il a commise à propos du cadeau qui lui a été offert lundi par la ministre des transports britannique en visite à Taiwan, Mme Susan Baroness Kramer. Pour sa première visite dans le pays, elle lui a offert une montre lors de leur rencontre. Ce présent n’a pas trouvé la complaisance du maire qui l’a qualifié d’inutile en réponse aux médias. Notons qu’il s’agit d’un cadeau pouvant être considéré comme inapproprié selon la superstition du monde chinois, l’expression ‘donner une horloge’ étant homophone en mandarin de ‘rendre un dernier hommage à une personne’. Interrogé à ce propos par la presse, Ko Wen-je a mis en avant le côté inutile de l’objet avançant vouloir l’offrir à quelqu’un d’autre à son tour ou le revendre sur le marché.
Ces propos mal à propos ont fait l’office d’une conférence de presse ce mardi au cours de laquelle le maire a présenté ses excuses. Le maire qualifié de personne un tant soit peu trop directe, a ajouté être prêt à suivre une formation de protocole diplomatique: « L’échange de cadeaux entre parties étrangères doit faire l’office d’une attention toute particulière. Ce n’est pas parce qu’on les perçoit d’une certaine manière qu’on peut l’exprimer tel quel. Je tiens à présenter mes excuses auprès du ministère des affaires étrangères britannique. Il faut parfois savoir recevoir des présents que l’on apprécie pas particulièrement et savoir dire merci. Il faut que je change cela en moi et je suis prêt à recevoir des cours de protocole diplomatique. Je veux savoir ce que l’on peut dire qui est politiquement correct et je réitère mes excuses à la Baronne Kramer. »
Notons que pour sa part, la Baronne Kramer a avancé ne pas avoir été offensée par ce qu’elle a préféré qualifier être une pointe d’humour de la part du maire de la capitale. Dans le même compte rendu, elle a précisé qu’offrir une montre dans la culture britannique est considéré comme un cadeau prestigieux, nulle autre chose n’étant plus précieuse que le temps. Le présent en question est de la marque de fabrique de la Chambre des Lords et traditionnellement n’est en possession que des membres de la chambre haute du Parlement du Royaume Uni.
Notons que le faux pas est d’autant plus mal à propos que la visite de la ministre britannique est synonyme de la visite officielle du plus haut rang jamais effectuée par le gouvernement britannique à Taiwan. Notons cependant à ce niveau que les relations bilatérales n’ont pas été compromises par ce faux pas diplomatique de langage.