Le 31 décembre dernier, une centaine d’hommes de la tribu aborigène Puyuma se sont rendus dans la montagne avec leurs fusils pour la fête traditionnelle dite « la Grande Chasse. »
Le 1er janvier, vers minuit, la police est intervenue et a arrêté neuf personnes présumées possédant des armes illégales. Finalement, quatre personnes ont été relâchées alors que les cinq autres ont été placées en détention. Pour ne pas susciter d’inquiétude auprès de leurs femmes qui attendaient le retour des chasseurs, les dignitaires du village ont dû leur dire que le retard était dû au fait que les gibiers étaient trop nombreux et trop lourds. Finalement, compte tenu que le festival tribal était encore en cours, le procureur chargé du dossier a relâché sur parole les cinq chasseurs détenus.
L’intervention de la Justice a provoqué la colère des Puyuma qui la condamnent pour manque de respect vis-à-vis de la culture aborigène. Selon eux, le fait que les chasseurs doivent demander l’autorisation pour l’utilisation d’armes à feu un mois avant la chasse n’est pas pratique pour les hommes qui ne décident d’y prendre part qu’au dernier moment.
Aujourd’hui, la police nationale a réagi à cette affaire en affirmant que le délai de 30 jours a été établi afin de permettre aux autorités communales une durée suffisamment longue pour remplir les formalités administratives auprès de la police. Elle a souligné qu’en réalité, pour les cas moins réguliers, il est possible d’obtenir l’autorisation en cinq jours. La police s’est aussi déclarée ouverte aux discussions sur une éventuel assouplissement du règlement.