Si la tectonique des plaques est la cause la plus connue comme déclenchement des tremblements de terre, une recherche menée par des universitaires taiwanais et français a mis en évidence un nouveau facteur en étudiant les processus de surface que sont l’érosion et la sédimentation.
La recherche, parue dans l’édition de ce mois de novembre dans la revue scientifique Nature Communications, souligne comment l’érosion de la surface de la croûte terrestre peut provoquer un changement également en profondeur, modifiant l’équilibre des forces et pressions au niveau des failles actives. Si un déséquilibre conséquent survient, une cassure s’opère au niveau de ces failles et cela provoque un séisme.
L’étude franco-taiwanaise a été menée par la faculté de géosciences de l’Université Nationale de Taiwan et les instituts géosciences de Rennes et Montpellier ainsi que l’Institut de physique du globe de Paris.
Les chercheurs se sont notamment appuyés sur les tremblements de terre de Taiwan et l’érosion annuelle d’1cm du littoral sud-ouest de l’île pour mener à bien les travaux scientifiques qui stipulent qu’une érosion accentuée par un typhon par exemple peut endommager plus sévèrement les failles actives et engendrer des séismes qui à leur tour peuvent accélérer le processus d’érosion. Selon ces recherches, chaque centimètre érodé de la côte du sud-ouest de Taiwan peut devancer le prochain grand séisme d’1/10ème du temps.