Alors qu’il devrait être probablement signé au début de l’année 2015, l’accord de libre-échange entre la Chine et la Corée du Sud est déjà au coeur de nombreux débats à Taiwan. Aujourd’hui, c’est le Chef du gouvernement, Jiang Yi-huah, qui s’est exprimé sur le sujet, pointant notamment du doigt quelques argumentations qui dévaluent l’importance de cet accord entre Pékin et Séoul et qui engagent davantage Taiwan à signer des accords de ce type avec d’autres pays que la Chine. Mais pour le Premier ministre, nulle question de sous-estimer l’impact éventuel de ce rapprochement économique entre la Chine et la Corée du Sud.
Le porte-parole du gouvernement, Sun Lih-chyun a rapporté que, « Si cet accord de libre-échange n’était pas important, alors les pays d’Extrème-Orient, en dehors de la Corée du Sud évidemment, ne seraient pas aussi nerveux. Avec les propos qui ont été tenus ces derniers jours par des chefs d’entreprise, on peut voir que ce n’est pas une tentative d’intimidation de la part du gouvernement envers la population. Cela démontre combien l’impact de cet accord de libre-échange est important et de plus, notre propre secteur industriel a déjà très clairement conscience que cet accord entre la Chine et la Corée du Sud aura un fort impact sur Taiwan. On ne peut ignorer ce genre de propos. Le ministère de l’économie, la commission pour le développement national et les autres organismes compétents doivent apporter rapidement des explications sur l’impact de ce ALE Chine-Corée du Sud afin que nous puissions combler notre retard le plus vite possible. »
Concernant l’hypothèse d’établir d’autres marchés de libre-échange avant de se tourner vers la Chine, selon Jiang Yi-huah, beaucoup de pays observent justement le développement des différents accords interdétroit. D’où la nécessité de compléter cette étape avec l’autre rive du détroit avant de se tourner vers d’autres pays.