Mercredi, le président de la commission ministérielle de l’agriculture, Chen Pao-ji, a annoncé le lancement début 2015 d’un projet pilote permettant, à titre d’essai, d’avoir recours à la main d’oeuvre étrangère dans le secteur agricole. Un projet qui doit apporter un début de réponse à la problématique de manque de main d’oeuvre dans ce secteur, une situation tout récemment pointée par la commission ministérielle. Egalement concerné par la situation, le ministère du travail s’est néanmoins montré moins enthousiaste, rappelant que la solution doit forcément être basée sur les deux principes que sont « le manque de main d’oeuvre » et « l’absence d’impact sur l’emploi de la main d’oeuvre locale ». La commission ministérielle de l’agriculture va devoir donner davantage de détails sur ces besoins avant que l’hypothèse d’avoir concrêtement recours à la main d’oeuvre étrangère soit envisagée. Les propos de Chen Yi-min, vice-ministre du Travail : « On ne peut pas dire qu’il y a des manques dans tous les domaines. S’il y a un manque, quel domaine est concerné ? A quelle période de l’année ? La commission ministérielle de l’agriculture a déjà dit clairement entre quel et quel mois il y a un manque de main d’oeuvre pour telle ou telle catégorie. Mais si cela peut être plus précis, alors les spécialistes, les membres de la commission, des représentants des ouvriers et du patronat pourront ouvrir des discussions. D’un côté, cela pourrait permettre de mettre fin aux doutes de tout le monde, et de l’autre, cela règlera ce problème de manque de main d’oeuvre de façon pertinente. »
En d’autres termes, la commission de l’agriculture va devoir lister les entreprises du secteur agricole qui sont dans cette situation de pénurie. Un travail fastidieux mais jugé nécessaire par le ministère du Travail. Toutefois, les laboratoires agricoles seront exclus afin de prévenir toute fuite de technologies vers l’étranger.