C’est ce qu’a déclaré aujourd’hui le Président de la République Ma Ying-jeou face à Raymond F. Burghardt, le Président de la représentation américaine à Taiwan stationné aux Etats-Unis. Ma Ying-jeou a réagi aux propos récents de l’ancien directeur de la représentation américaine, William Stanton. Ce dernier estime que Taiwan doit renoncer à sa réclamation territoriale sur la mer de Chine méridionnale et que la position de la République de Chine va à l’encontre de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer. Ma Ying-jeou a souligné que la République de Chine a défini sa démarcation des eaux de mer de Chine méridionale en 1935. Il s’agit là non seulement d’une date antérieure au droit de la mer et en plus le pays n’y a jamais instauré de restictions de navigation et de survol. Le Chef de l’Etat a d’ailleurs souligné que la question de la mer de Chine méridionale ne doit pas être traitée uniquement en fonction du droit de la mer : « Cette question ne concerne pas uniquement le droit de la mer, elle touche également les lois internationales relatives aux territoires. Il est ainsi impossible de régler totalement cette question avec le droit de la mer. Par conséquent, notre position est de traiter cette question avec un point de vue plus large. Notre expérience de gérer la question de la mer de Chine orientale peut d’ailleurs servir de référence. La République de Chine souhaite participer dans l’ensemble des processus de résolution de la question de la mer de Chine méridionale. » Ma Ying-jeou a tenu à préciser que les travaux menés par Taiwan sur le port et la piste d’aviation de l’île Taiping relèvent de la maintenance et non d’un acte d’expansion.