Depuis son introduction à Taiwan, le système de messagerie instantanée LINE est devenu l’un des principaux moyens de communication au sein de la société, que ce soit pour des raisons personnelles ou même professionnelles. Aujourd’hui, ce sont plus de 17 millions de comptes qui sont enregistrés à Taiwan. Reste que selon l’analyse du gouvernement, ce système très prisé ne serait pas entièrement fiable et présenterait des failles au niveau de la sécurité. D’où l’appel du Premier ministre Jiang Yi-huah, lequel a déclaré hier au Parlement que les représentants de la fonction publique ne devaient avoir recours à ce système de messagerie instantanée dans le cadre de leur travail et surtout pas avec les postes d’ordinateurs de bureaux. Aujourd’hui, c’est le directeur du bureau à la sécurité nationale, Lee Hsiang-chou, qui a donné son opinion à ce sujet, excluant tout usage de réseaux sociaux pour des motifs professionnels. Ses propos : « Concernant les risques que peuvent représenter les réseaux sociaux, nous avons choisi de considérer la situation avec la plus grande prudence. Aussi, tant que ces difficultés n’auront pas été entièrement résolues, il est évident que nous n’y aurons pas recours. »
Si le système LINE est particulièrement cité dans cette affaire, principalement en raison du fait que ses bases de données se trouvent au Japon et en Corée et que sa version ordinateur est facilement piratable, les applications de messageries Whatsapp (Etats-Unis) et WeChat (Chine) sont aussi pointées du doigt. Développé par l’Institut de Recherches en Développement Technologiques (ITRI), le système nommé Juiker est en revanche conseillé par le gouvernement.