Les tentatives de politiques tarifaires à la hausse n’ont guère obtenu le succès attendu et la société THSRC en charge de la gestion du TGV taiwanais est en proie à une situation de faillite. Difficile cependant d’envisager l’arrêt complet des opérations du TGV qui reste un moyen de transport très prisé des Taiwanais. Selon les estimations du gouvernement, si la société THSRC n’est pas en mesure de redresser la barre d’ici la fin de l’année, alors la société sera en fallite si le gouvernement ne prend pas la gestion du TGV en main. Comme annoncé hier, tout ceci aura un coût, des difficultés auxquels le gouvernement, mais aussi les actionnaires qui ont apporté des fonds, devront faire face. THSRC doit trouver rapidement une solution car le temps presse. Les propos de Yeh Kuang-shih, ministre des transports : « Ce n’est peut-être pas le meilleur moment pour procéder à une amélioration, mais c’est en tout cas le dernier moment pour le faire. Si nous ne l’améliorons pas d’ici la fin de l’année, alors il est certain que le TGV sera en faillite. Il faudra alors trouver d’autres solutions comme par exemple le gouvernement qui en prendrait la gestion en forçant une acquisition. Nous n’en sommes pour le moment qu’à l’étape de prévisions préliminaires. En supposant qu’il y ait liquidation et que la société fasse ensuite faillite, alors il est fort possible que notre crédit consortial de 380 milliards NT$ soit entièrement récupéré par les banques qui ont accordé ce crédit syndiqué. En revanche, les propriétaires d’actions privilégiées ou d’actions ordinaires ne récupèreront pas un seul centime. »
Pour sa part, le ministre des transports a proposé plusieurs principes qui pourront être appliqués à la compagnie THSRC, dont notamment, une gestion par les propriétaires publiques, une supervision de ses opérations par le Parlement ou encore que les actions de THSRC soient accessibles à tous grâce à une quotation en bourse.