L’ultimatum d’un mois donné par la Taipei Women’s Rescue Foundation au gouvernement japonais a expiré le 14 septembre dernier. Aujourd’hui, la fondation qui défend les droits des anciennes femmes de réconfort forcées à se prostituer pour l’armée japonaise a indiqué avoir eu une réponse en trois points de la part de la diplomatie japonaise. Ces trois points comprennent tout d’abord la sympathie du premier ministre Shinzo Abe tout comme celles de ses prédécesseurs. La lettre rappelle ensuite que les subventions aux victimes sont mises en place depuis 1995 par le Fonds des femmes asiatiques. Et enfin, l’histoire prouve que les droits de la Femme sont souvent bafoués lors des guerres, le Japon s’engage à ce que ce malheur ne se reproduise plus au 21ème siècle. Aujourd’hui, la Fondation taiwanaise a fait part de ses regrets quant à la réponse japonaise en précisant que le Fonds des femmes asiatiques est constitué des dons de citoyens japonais à l’appel de leur gouvernement. C’est ainsi, une manière pour le gouvernement japonais de contourner sa responsabilité judiciaire en matière de dédommagement national. Taiwan a ainsi toujours refusé ce fonds en l’absence d’excuses officielles du Japon comme l’a expliqué la présidente de Taipei Women’s Rescue Foundation, Kang Shu-hua : « Nos réclamations visent tout d’abord à obtenir des excuses et des dédommagements officiels du Japon. Ensuite, que les hommes politiques ne prononcent plus des discours calomnieux envers les femmes de réconfort. En même temps, nous souhaitons que l’histoire des femmes de réconfort soit inscrite dans les manuels scolaires japonais pour que les jeunes générations aient connaissance de ce passé. Par conséquent, le Japon n’a pas répondu concrètement à nos réclamations. » Aujourd’hui, seules 5 femmes de réconfort taiwanaises sont encore vivantes et leur âge moyen s’élève à 90 ans. La fondation craint que la justice ne leur soit pas rendue de leur vivant.