Chang Hsien-yao, qui a été récemment forcé de quitter de son poste de vice président de la commission ministérielle des affaires continentales, a été entendu par les procureurs de la cour de justice locale de Taipei pendant douze heures avant qu’il ne ressorte libre à 2 heures du matin. Trois de ses anciens collègues de la commission ont aussi été entendus en tant que témoins. Rappelons que Chang Hsien-yao est mis en examen pour divulgations présumées de documents classés de l’Etat et mis en liberté surveillée pour l’enquête du dossier. Il aurait fourni à des cadres du gouvernement chinois à de nombreuses reprises des copies de ces documents par l’intermédiaire d’un homme d’affaire taiwanais évoluant en Chine. Comme il était aussi vice président et secrétaire général de la Fondation pour les Echanges dans le Détroit (SEF), il était le négociateur numéro deux de la partie taiwanaise pour les multiples dialogues avec les représentants chinois. Hier, le bureau des investigations a perquisitionné sept endroits liés à Chang Hsien-yao. Selon les avocats, le fait qu’il n’a pas été mis en garde à vue à la fin de l’interrogatoire indique qu’en réalité aucune preuve à son encontre n’a été saisie.