Dans le but de démontrer sa détermination dans la lutte contre la corruption, le gouvernement a approuvé aujourd’hui un projet visant à mettre en oeuvre la convention des Nations-Unies contre la corruption. Pour rappel, il s’agit du premier instrument mondial de lutte contre la corruption et les crimes économiques dont le blanchiment d’argent. Si plus 170 pays ont déjà ratifié cette convention, ce n’est pas encore le cas pour Taiwan qui, de par sa situation géopolitique particulière, n’est pas membre de l’ONU. Néanmoins, cela ne constitue nullement une barrière pour le gouvernement, ce dernier ayant déjà ratifié par le passé le Pacte international relatif aux droits civils et politiques ainsi que le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels. Mais pour le Premier ministre Jiang Yi-huah, le plus important reste le comportement des représentants de la fonction publique, peu importe le niveau de chacun. Les propos du porte-parole du gouvernement, Sun Lih-chyun : « Le Chef du gouvernement a tenu à rappeler à l’ensemble des ministres qu’en dehors des travaux visant à renforcer l’internationalisation des normes juridiques anti-corruption, les efforts de mise en oeuvre sont encore plus importants. Il est nécessaire qu’en général, tant sur le plan privé que professionnel, les responsables de tout rang se comportent de façon correcte et intègre. A l’heure actuelle, le bureau de lutte contre la corruption dépendant du ministère de la Justice est l’organisme qui est dédié à ce travail et mais à un niveau interne, les dirigeants et responsables de chaque organisme gouvernementaux doivent aussi partager cette force d’éthique afin de permettre la mise en oeuvre de cette culture d’honnêté et de lutte anti-corruption au sein des autorités. »
Si cette convention internationale datant de 2003 définie clairement le danger que représente la corruption face au système démocratique, elle demande aussi aux pays qui l’appliquent de mettre en place un code de conduite pour prévenir les conflits d’intérêts ainsi que toute forme de lien avec le secteur privé pouvant donner lieu à des actes de corruption.