Le ministère de la santé qui a soulevé cette politique aujourd’hui a précisé que le mariage ainsi que la fécondation tardive chez les femmes est l’une des principales causes de la faible natalité à Taiwan. Selon le ministre Chiu Wen-ta, si le taux moyen d’infécondité à l’échelle mondiale varie de 8% à 10%, il est de 10% à 15% à Taiwan.
Dans le but de changer ce régime de fécondité basse, le ministère entend mettre en place une politique d’aide financière en trois étapes à partir de l’année prochaine. Chiou Shu-ti, directrice du bureau nationale de la santé dépendant du ministère, a indiqué qu’à présent, sans aucune aide publique, 2,5% de nouveaux nés sont issus d’une fécondation artificielle, ceci démontrant que de nombreux couples peuvent profiter d’une aide gouvernementale.
Chiou Shu-ti a détaillé la politique envisagée : « Notre politique se fera en trois étapes. La première constitue une toute petite avancée dans le sens où ce sont les foyers à moyens et faibles revenus qui pourront bénéficier de cette aide. La somme est plafonnée à 100 000 dollars taiwanais par an. La deuxième année, cette politique sera élargie aux foyers dont le revenu représente 70% du niveau moyen national des revenus. La troisième année, ce seront les foyers dont le revenu est 1,3 fois la moyenne nationale qui pourront en bénéficier. Le montant des subventions annuelles qu’ils pourront toucher sera de l’ordre de 38 000 dollars taiwanais par an. »
Les 100 000 dollars taiwanais destinés aux foyers à faibles revenus représentent environ 2 500 euros par an. Selon les estimations du bureau national de la santé, cette politique d’aide qui nécessite 1 milliard de dollars taiwanais, soit environ 25 millions d’euros, sera financée par la taxe sur le tabac. Cette politique doit pouvoir augmenter le taux de fécondité à 1,1 alors qu’il se situe à 1,055. Ce qui permettra la naissance de 4 000 bébés.