Les représentants de plus de 60 associations qui dénoncent les prix faramineux de l’immobilier ont initié un nouveau mouvement réclamant le droit d’habitation. Ils ont formulé cinq demandes qui sont : la prise en considération des droits d’habitation dans la Constitution, la réforme du système de la taxe immobilière, la révision des lois relatives au terrain public, 5% de logements sociaux et l’accessibilité au marché de la location immobilière.
Face à ce nouveau mouvement, le ministère de l’intérieur a indiqué que plusieurs politiques sont en cours de préparation. Il est possible de citer l’amendement des lois relatives dans le but de classer les logements sociaux dans le domaine de l’aide sociale, la libéralisation de 14 parcelles de terrains publics et l’investissement du secteur assurance-vie dans la construction des logements sociaux. Cependant, ces politiques sont encore au stade d’études comme l’explique Hsu Wen-lung du bureau de la construction dépendant du ministère de l’intérieur : « Les autorités concernées ont déjà organisé des réunions relatives. Cependant, il y a encore des détails qui méritent d’être définis. Après tout, le secteur de l’assurance-vie est géré par la commission de la supervision financière qui doit encore évoquer une éventuelle ouverture de ce secteur avec le ministère des finances. Ce sont ces deux autorités compétentes qui doivent étudier par la suite si cette ouverture est envisageable. »
Le ministère de l’intérieur a précisé que selon la politique actuelle, le pays doit proposer 34 000 logements sociaux d’ici 10 ans, soit 5 fois plus par rapport à la situation actuelle. En même temps, ce sont plus de 65 000 foyers qui pourront bénéficier d’une aide au niveau du loyer. Ce sont ainsi 100 000 familles qui pourront bénéficier d’une aide gouvernementale. Mais en attendant la concrétisation de ces politiques, les associations en question invitent les manifestants à passer la nuit du 4 à 5 octobre sur la rue Ren-ai, la rue la plus chère de Taipei pour souligner leur réclamation.