Le journal hongkongais en langue anglaise South China Morning Post a rapporté la semaine dernière les résultats d’un sondage d’opinion sur la politique étrangère du gouvernement chinois mené conjointement par le Carter Center, un groupe de réflexion siégeant à Atlanta, aux Etats-Unis, et l’Université Emory, située dans la même ville, auprès des ressortissants chinois.
Selon les résultats du sondage, 55,1 % des personnes interrogées se disent opposées au recours à la force pour « réunifier » la Chine et Taïwan quelle que soit la circonstance. 24,5 % ne s’y opposent pas et 20 % se déclarent neutres sur cette question.
Quant à la question de savoir s’il est nécessaire d’accorder un délai aux Taïwanais avant de passer à l’action, la plupart des sondés, soit 33,5 %, pensent qu’un délai de 5 ans serait approprié.
Le sondage a été conduit sur internet du 1er au 25 septembre 2024 auprès de 2 211 Chinois âgés de 18 à 54 ans.
Les anlayses estiment que certains sondés pourraient avoir exprimé une autre opinion par peur des représailles de la part de leur gouvernement. Le chercheur Rory Truex, à l’Université de Princeton, pense que les résultats de cette enquête ont toutefois révélé que l’annexion de Taïwan par la force ne faisait pas l’unanimité au sein de la population chinoise.