À la veille de la journée mondiale de la liberté de la presse le 3 mai, Reporters Sans Frontières (RSF) a publié ce vendredi 2 mai son indice mondial de la liberté de la presse et la One Free Press Coalition a publié une liste des dix journalistes au monde à secourir de toute urgence.
Concernant l’indice mondial de la liberté de la presse 2025, sur les 180 pays et régions évalués par RSF, Taïwan est classé en 24ᵉ position avec une note de 77,04 points. Même si Taïwan a progressé de trois rangs par rapport à l’année dernière, ce progrès résulte essentiellement de la dégradation de la situation de la presse dans d’autres pays. RSF a précisé qu’en tant que démocratie libérale et 21ᵉ plus grande économie du monde, Taïwan respecte dans l’ensemble les principes de la liberté de la presse. Néanmoins, les journalistes taïwanais sont toujours affectés par un environnement médiatique très polarisé, dominé par le sensationnalisme et la recherche du profit.
Selon le classement 2025 la Norvège, l’Estonie et les Pays-Bas restent les pays où la liberté de la presse est la mieux respectée. La Chine voit sa note chuter à 14,8 points (à partir de 23,36 points) et est classée au 178ᵉ rang, juste devant la Corée du Nord et l’Érythrée, les pays les moins bien notés.
De son côté, la One Free Press Coalition a publié une liste des dix journalistes à secourir urgemment, avec les données fournies par le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), l’International Women's Media Foundation (IWMF) et RSF. Selon les informations du CPJ, à la fin 2024, 361 journalistes étaient incarcérés dans le monde, dépassant les 320 recensés en 2023. Parmi les dix journalistes listés, cinq sont en Asie avec notamment Jimmy Lai (黎智英) de Hong Kong, Shin Daewe de la Birmanie ou encore Li Yenhe (李延賀) de la Chine.