Le ministre de la Défense taïwanais Wellington Koo (顧立雄) a révélé hier que 62 soldats et officiers de l'armée en exercice détenaient un permis de résidence chinois (居住證), un document attribué par le gouvernement chinois à des ressortissants taïwanais qui n'implique toutefois pas la citoyenneté chinoise, comme c'est le cas d'un passeport ou d'un hukou (sorte de registre d’état civil). Aucun, en revanche, ne possède de carte d'identité chinoise, selon le ministre.
Lors d'une session questions-réponses au parlement, la députée du DPP Loh Meei-ling (羅美玲) a demandé au ministre où en était l'enquête visant à déterminer le nombre de militaires en exercice en possession de documents d'identité chinois.
Le ministre a répondu que 62 militaires détenaient un permis de résidence chinois, ce qui est permis par la loi taïwanaise avec certaines restrictions pour ceux effectuant le service militaire obligatoire. Il est par exemple interdit à ces personnes d'être impliquées, dans le cadre de leur travail, dans des opérations impliquant des armes avancées et des opérations de renseignements ou encore d'accompagner des officiers militaires de haut rang ou d'occuper le poste d'état-major.
Il a aussi été demandé à Wellington Koo si son ministère disposait d'une main d'œuvre suffisante pour contrer l'espionnage chinois. Le ministre a répondu que 54 personnes étaient en charge de la défense des secrets militaires et du contre-espionnage mais que le ministère allait recruter davantage de personnel, dans un contexte où plusieurs militaires en exercice ou à la retraite ont récemment été mis en examen pour des faits d'espionnage pour le compte de la Chine.