Le ministère de la Santé a organisé aujourd’hui la première conférence de presse de sa série de conférences dédiées à la situation de la maltraitance, notamment des violences sur les enfants à Taïwan. Selon les données du ministère, sur les trois dernières années, le nombre de cas signalés de violences envers les enfants a augmenté de 44%, passant de 90 000 à 140 000 cas. En outre, au cours des cinq dernières années, le traumatisme crânien est diagnostiqué dans près de 50 % des blessures graves et des décès liés à la maltraitance sur les enfants, dont 90 % touchent des enfants de moins de deux ans.
Cette première conférence de presse sur la maltraitance a d’ailleurs mis l’accent sur les traumatismes crâniens.
Li En-pei (李恩沛), médecin en soins intensifs pédiatriques à l’hôpital mémorial Chang Gung de Linkou, a indiqué que le traumatisme crânien, plus couramment connu sous le terme du syndrome du bébé secoué, était la forme de maltraitance la plus aiguë :
« Le traumatisme crânien est la forme de maltraitance la plus sévère avec un taux de décès pouvant s’élever à 25% des cas. Par ailleurs, pour plus de 70% de ceux qui survivent, ils souffriront de troubles neurologiques permanents, tels que l’épilepsie, la paralysie cérébrale, la déficience intellectuelle, etc., et auront besoin d’une éducation spécialisée. La moitié des enfants ainsi maltraités risquent de développer des problèmes de vue, voire une cécité. Environ 20% ne sont plus en mesure de s’alimenter seuls et ont besoin d’une sonde naso-gastrique. »