A l’approche de la fête des enfants le 4 avril, l’alliance nationale de l’organisation des femmes et des enfants (National Alliance of Women and Children Organisation) a tenu une conférence de presse pour appeler le gouvernement à mieux garantir les droits d’existence, de développement et de prise en charge des enfants. Les 13 organisations faisant partie de cette alliance ont notamment cité les problèmes de taux élevé de décès des enfants, de l’insuffisance du soutien social aux familles ayant des enfants, ou encore d’absence de politiques intégrées.
A propos de ce dernier volet, Chou Ming-yung (周明湧), directeur exécutif de The Guardian - National Association for Children and Family, a notamment souligné que les politiques concernant les enfants étaient gérées par une dizaine de ministères, il conseille ainsi que Taïwan mette en place un ministère responsable du développement d’ensemble des enfants, sur le modèle japonais : “Toutes les affaires liées aux enfants sont dispersées. Il nous faut un ministère de la famille et de l’enfance qui coordonne toutes les politiques et les ressources comprenant le bien-être, la sécurité, l’éducation ou encore la santé.”
Georgie Hsieh (解慧珍), l’une des responsables de l’alliance, a précisé que le futur ministère devrait étudier la mortalité infantile et le sucide de 0 à 18 ans, afin d’éviter les tragédies au niveau institutionnel. Selon les groupes civils, le taux de mortalité infantile (moins de 5 ans) était de 5‰ en 2022 (contre 4,3‰ en 2020), bien plus élevé que celui des pays de la région comme Singapour, le Japon, la Corée du Sud ou l’Australie. Par ailleurs, le nombre de cas de suicides signalés a été multiplié par trois chez les jeunes de 15 à 24 ans et par dix chez les moins de 14 ans durant la dernière décennie. L’alliance demande au gouvernement de mettre en place des politiques de travail adaptées aux familles pour garantir le droit des enfants d’être accompagnés en famille.