Le 23 mars marquera le premier anniversaire de l’entrée en vigueur de l'article 23 de la Loi fondamentale de Hong Kong. Aujourd'hui, plusieurs groupes taïwanais de défense des droits humains et des groupes de Hongkongais à Taïwan ont exprimé leur soutien aux prisonniers politiques hongkongais, dénonçant la répression dont ils sont victimes, appelant la société civile de Taïwan et de Hong Kong à s'unir pour lutter contre le totalitarisme et exigeant du gouvernement de Hong Kong d’abroger la loi sur la sécurité nationale.
Lam Wing-kee (林榮基), de la librairie Causeway Bay, a rappelé que la répression chinoise avait été accélérée lors du mouvement anti-extradition. En 2020, la version hongkongaise de la loi sur la sécurité nationale a été adoptée, suivie en 2024 par l'article 23 de cette loi qui réprime la dissidence, y compris des Hongkongais exilés.
Fu Tong (赴湯), un Hongkongais résident à Taïwan, a expliqué que s'il laisse un commentaire sur la page Facebook d’un ami à Hong Kong par exemple, ce dernier recevra immédiatement un appel du gouvernement lui demandant de supprimer le message, sous peine de violer la loi sur la sédition. Pour Fu Tong, c’est une manière de pousser les Hongkongais en exil à s’auto-censurer pour ne pas mettre en danger leurs proches.
Eeling Chiu (邱伊翎), directrice de la branche taïwanaise d’Amnesty International, a également indiqué que l’article 23 de la loi sur la sécurité nationale sert non seulement à exercer un contrôle systématique sur les dissidents hongkongais, mais a également été utilisé pour sanctionner au moins 13 ressortissants étrangers, ce qui porte gravement atteinte à la vie privée et au droit au travail de ces personnes.