Le 10 mars dernier, le ministère du service civil, régissant la fonction publique et relevant du Yuan des Examens, avait confirmé mener une campagne visant à réaffirmer la loyauté des fonctionnaires à l’égard de la nation. Les fonctionnaires de tous niveaux ont ainsi été sommés de signer une déclaration, avant la mi-mars, garantissant qu’ils ne disposaient ni de la nationalité de la République populaire de Chine (RPC), ni d'une carte de séjour chinoise. Tout titulaire d’une carte de séjour, d’une carte d’identité ou d’un passeport émis par le gouvernement chinois perdra son statut de fonctionnaire taïwanais, en vertu de la loi sur la fonction publique et des dispositions régissant les relations civiles interdétroit.
Aujourd’hui, le président de la Commission ministérielle des Affaires continentales (MAC), Chiu Chui-cheng (邱垂正), a annoncé élargir son enquête aux militaires et au personnel enseignant, qui ont également une obligation de loyauté envers le pays. Il a néanmoins précisé que cela ne serait pas élargi à toute la population. Si cette enquête ne concernera ainsi pas les célébrités, il a cependant rappelé que la MAC enquêtait sur l’éventuelle possession de documents d’identité chinois par certaines célébrités taïwanaises et qu’’il était illégal, pour les célébrités, de faire écho à la rhétorique de “front uni” du Parti communiste chinois contre Taïwan.
Chiu Chui-cheng a déclaré :“Ils prennent souvent l'identité de célébrités taïwanaises pour perturber, ce qui est inacceptable et constitue une violation flagrante de la loi. Nos lois sont très claires. Si votre domicile est enregistré en Chine continentale et que vous avez la nationalité chinoise, votre enregistrement du domicile à Taïwan doit alors être radié et vous perdez la nationalité taïwanaise. Le gouvernement ne fait qu’appliquer la loi.”