Le 8 mars 2025 marque la journée internationale des droits des femmes en même temps que le premier anniversaire à Taïwan de l’amendement des trois lois sur la parité des genres : la loi sur l’égalité des sexes dans l’éducation, la loi sur la parité au travail et la loi sur la prévention contre le harcèlement sexuel.
A cette occasion, plusieurs groupes de défense des droits des femmes comme la Modern Women’s Foundation et la fondation Garden of Hope (GOH) ont tenu une conférence de presse pour annoncer les conclusions de leurs observations de l’application de la loi sur la parité des genres au travail. Quatre observations et recommandations ont été formulées : le manque d’intégration des ressources pour les victimes de harcèlement sexuel au travail, le manque de renouvellement de la base de données du personnel d’enquête sur le harcèlement sexuel au travail, le contrôle de la compétence des personnes chargées d’enquête au sein d’une entreprise et enfin, l’assistance gouvernementale aux entreprises pour l’application de la parité des genres.
A propos de ces suggestions, Wang Yueh-hao (王玥好), présidente de la GOH, a expliqué que la loi actuelle rendait impossible de vérifier si les enquêteurs internes d’une entreprise dans les dossiers de harcèlement sexuel étaient clairement informés des lois et réglementations en vigueur. De plus, leur capacité à mener une enquête équitable dans le cas où l’auteur des faits serait un supérieur hiérarchique. Quant aux entreprises de plus de 100 salariés, la liste des professionnels externes disponibles pour aider à l’enquête n’est pas renouvelée régulièrement.