260 personnes potentiellement victimes de trafic humain soumises au travail forcé dans des centres d'arnaques au Myanmar ont été libérées le 12 février, dont 7 Taïwanais qui attendent d'être interrogées par la police thaïlandaise avant de pouvoir être rapatriées.
C'est la Democratic Karen Buddhist Army, un groupe armé qui opère dans l'Etat Karen, à la frontière avec la Thaïlande, qui a libéré hier 260 personnes, originaires de 20 pays, d'un réseau d'arnaques qui les retenaient prisonnières près de la région frontalière de Phop Phra, dans la province de Tak, en Thaïlande.
Natthakorn Ruentip, commandant de la Rachamanu Task Force, affiliée à l'armée thaïlandaise et stationnée à Mae Sot, dans la province de Tak, a reçu l'information la veille selon laquelle 260 victimes de travail forcé à Myawaddy, dans l'Etat Karen, seraient libérées.
Notons que le trafic humain lié aux réseaux d'arnaques en ligne au Myanmar a pris une ampleur considérable depuis 2020. Suite à la médiatisation de plusieurs victimes, dont un acteur chinois récemment libéré, le tourisme en Thaïlande a été impacté, inquiétant les autorités thaïlandaises qui se sont finalement décidées à couper l'approvisionnement en électricité et internet dans la zone frontalière connue pour ses réseaux de trafic humain et d'arnaques en ligne.
Le Bureau des enquêtes criminelles de Taïwan a indiqué que la police thaïlandaise allait vérifier les antécédents des 260 personnes afin de vérifier qu'elles soient toutes des victimes de trafic humain. S'il s'avère, toutefois, que certains ont été impliqués activement dans des réseaux criminels, ils seront jugés en Thaïlande. Le Bureau des enquêtes criminelles a précisé qu'un des Taïwanais pourrait être un fugitif, mais que son identité devait encore être confirmée, et que le gouvernement aiderait les victimes innocentes à rentrer chez elles.