Le ministère de l’Agriculture a établi il y a un mois une nouvelle liste des animaux de compagnie interdits, sur laquelle figurent 955 espèces, notamment des espèces étrangères. En réponse à cette information, les commerces concernés et les propriétaires d’animaux de compagnie se sont mobilisés pour protester contre la décision qualifiée d’arbitraire, critiquant le gouvernement d’avoir considérablement rallongé la liste sans avoir consulté préalablement les propriétaires d’animaux de compagnie. En effet, beaucoup de propriétaires ont exprimé leur crainte de voir leurs animaux confisqués par les autorités.
Le ministère de l’Agriculture a tenté de répondre aux inquiétudes en garantissant qu’aucune confiscation d’animaux n’aurait lieu, précisant par ailleurs qu’en réalité, sur les 955 espèces listées, seulement une dizaine d’espèces étaient nouvellement incluses. Le ministère a tenu à souligner que l’examen était basé sur trois principaux critères :
- 1) S’agit-il d’une espèce venimeuse ?
- 2) Constitue-t-elle une menace pour la sécurité publique ?
- 3) Le bien-être desdits animaux sont-ils respectés ?
A l’opposé des protestataires, les groupes consacrés à la protection des animaux saluent et soutiennent la politique du gouvernement qui permettra, selon eux, de gérer les droits des animaux conformément aux critères internationaux.
Toutefois, le secteur des animaux de compagnie a lancé, le 6 janvier dernier, un appel sur une plateforme gouvernementale réservée à l’opinion publique, appelant le ministère de l’Agriculture à suspendre la nouvelle interdiction. Le nombre de visiteurs ayant voté en faveur de cet appel a franchi le seuil de 5 000 personnes le 3 février, obligeant ainsi le ministère à réagir avant le 3 avril prochain.