L’an dernier, le gouvernement sud-africain a demandé à la représentation taïwanaise à Pretoria de quitter la capitale avant le 30 octobre. Le gouvernement taiwanais, qui affirme que Pretoria aurait agi sous la pression de Pékin, a refusé la demande unilatérale du gouvernement sud-africain et la situation semblait depuis s'être calmée.
Toutefois, le journal sud-africain Daily Maverick a révélé le 30 janvier que Pretoria avait renouvelé sa demande de déménager le bureau taïwanais en fixant cette fois-ci la date butoir à la fin mars. Le quotidien a indiqué que depuis que l’Alliance démocratique (DA) avait intégré le gouvernement d’unité nationale (GNU) suite aux élections générales en été dernier et occupait 12 des 32 ministères au sein du gouvernement, Pékin s'inquiétait de la position très amicale de ce parti politique vis-à-vis de Taïwan.
Notons que le président fédéral du Parti démocratique Ivan Meyer a récemment visité Taïwan et que suite à sa visite, Pékin a annoncé l’interdiction de toute visite en Chine, y compris à Hong Kong et à Macao, de ce leader politique d’opposition.