Dès son entrée en fonction, le Président américain Donald J. Trump a signé un décret sur le retrait des Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le climat et a annoncé qu’il allait augmenter la production de pétrole et de gaz à grande échelle et supprimer les subventions pour les véhicules électriques. Il a aussi signé un décret visant à retirer les Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et à cesser de participer à son financement.
Le ministre taïwanais de l’Environnement Peng Chi-ming (彭啟明) a rappelé dans une interview aujourd’hui que les Etats-Unis s’étaient également retirés de l’Accord de Paris lors du premier mandat de Donald Trump, mais que cette absence avait eu relativement peu d’impact sur les négociations mondiales.
Peng Chi-ming a déclaré : “À en juger par le précédent mandat, il y aura sûrement quelques légers ajustements. Cependant, si nous considérons la situation globale, la trajectoire de lutte contre le changement climatique est toujours sur la même voie. Bien que les mesures soient plus lentes, l’atmosphère générale n’est pas affectée et demeure en faveur de la réduction des émissions de carbone.”
Il a précisé qu'il est certain que les changements adoptés par les Etats-Unis peuvent être de court terme et que Taïwan est obligé de réagir, mais cela ne change en rien la crise climatique. Des catastrophes naturelles changeront peut-être la donne aux Etats-Unis. Quoi qu’il en soit, le secteur privé américain lié à la réduction des émissions de carbone demeurait parmi les leaders mondiaux, a souligné le ministre.
En ce qui concerne le retrait américain de l’OMS, le ministre sans portefeuille et ancien ministre de la Santé (2017-2022) Chen Shih-chung (陳時中), interrogé par la presse aujourd’hui, a indiqué que le Président Trump n’était peut-être pas satisfait de la situation actuelle de l’OMS qui est influencée par certains pays et souhaitait mettre en place une organisation alternative. Il a rappelé que Taïwan avait toujours cherché à participer aux réunions de l’OMS, afin de contribuer à la santé publique mondiale, bien que cela ait été difficile ces dernières années. Il a ajouté que si les Etats-Unis créaient une organisation alternative, il espérait également que Taïwan y trouverait sa place, car Taïwan est toujours prêt à travailler avec des pays partageant les mêmes valeurs, pour prévenir les épidémies, ce qui passe notamment par la possibilité de recevoir des informations pertinentes.