Préoccupée par l’augmentation des infections sexuellement transmissibles (IST) chez les adolescents, l'Alliance pour l’action sur l’éducation basique (AABE) a organisé une conférence de presse aujourd’hui à Taipei. Le directeur de l'alliance Wang Han-yang (王瀚陽) a demandé la mise en œuvre immédiate d'un plan de prévention et de traitement de la santé sexuelle pour les jeunes.
Les chiffres du Centre taïwanais de contrôle des maladies (CDC) montrent que ces maladies sont de plus en plus répandues chez les jeunes : pour donner l'exemple de la syphilis, chez les filles âgées de 15 à 19 ans le nombre de cas est passé de 4 en 2014 à 211 en 2024, et de 99 à 316 pour les garçons sur la même période.
Des députés des trois partis principaux, le DPP, le KMT et le TPP, ont pris la parole lors de cette conférence de presse pour pointer des aspects à améliorer.
Wang Han-yang (王瀚陽) a regretté que les programmes d’éducation à la santé sexuelle à différents niveaux scolaires aient été interrompus depuis 2020, engageant le ministère de la Santé et celui de l’Éducation à augmenter leurs efforts dans ce sens. « Tout d'abord, est-ce qu’une seule heure de cours suffit ? Nous avons tous la réponse. Ensuite, il y a un cours qui s’intitule « Éducation physique et à la santé », mais nous savons très bien que ces dernières années, l'accent a été mis sur l'éducation physique, et non sur la santé. D’autre part, moins de 20 % des enseignants sont certifiés, il y a un grand manque de professeurs en éducation à la santé. Alors que faire ? Nous demandons à l'organe supérieur, qui est la commission de la santé scolaire du ministère de l’Education, de se pencher immédiatement sur ces problèmes et de rouvrir le programme de santé sexuelle. »
Selon Wang Han-yang, ces programmes sur l’éducation sexuelle ont été suspendus depuis les récents amendements de la loi sur la parité des genres. Ces derniers séparent la formation en éducation sexuelle et la parité, mais actuellement, la notion de parité fait primauté sur la santé.