Les experts de Taïwan appellent à une surveillance accrue et à des mesures préventives pour faire face au risque potentiel d'une pandémie de grippe aviaire H5N1, après que les États-Unis ont signalé, en début de semaine, le premier décès d'un être humain dû au virus.
Le virus retrouvé chez la personne décédée avait muté, lui permettant potentiellement d'infecter plus facilement les voies respiratoires supérieures de l'homme, selon le Centre de contrôle des maladies des États-Unis. Cette nouvelle intervient dans un contexte d'augmentation des infections par le virus H5N1 dans le monde, en particulier aux États-Unis.
Wang Fu-der (王復德), président de l'Infection Control Society of Taiwan, explique que si la grippe A avec le virus H5N1 est présente depuis des années sans provoquer de pandémie, les mutations génétiques pourraient augmenter considérablement la probabilité qu'une pandémie se produise : « Si le virus mute, les humains auront encore moins d’anticorps et les infections se propageront plus facilement, parce qu’on sera moins immunisés. »
Wang Fu-der exhorte le gouvernement à renforcer la surveillance et à se préparer à réagir rapidement si des cas d’infection humaine sont détectés dans le pays. Il rappelle également au public d'adopter des mesures de protection, telles que le port de masques et le lavage fréquent des mains, ainsi que la prise de précautions lors de la manipulation de volailles. Il assure toutefois que la consommation de volaille cuite ne présente aucun risque d'infection.