La Modern Women's Foundation a appelé à des changements structurels au sein des entreprises et des autres institutions suite au suicide d'une employée de McDonald le mois dernier et après que ses proches ont révélé sur les réseaux sociaux que la jeune femme aurait été violée à plusieurs reprises par son supérieur pendant un an.
La Fondation a attiré l'attention sur la loi sur l'égalité des sexes au travail, qui précise la responsabilité des employeurs en matière de prévention et de contrôle des actes de harcèlement sexuel, ainsi que les sanctions disciplinaires et les formations.
L'article 13 dispose notamment que les employeurs doivent prendre des mesures immédiates pour prévenir les actes répétés de harcèlement. On trouve, parmi ces mesures, l'interrogation des membres du personnel concernés et l'enquête, la prise de sanctions disciplinaires appropriées, et le fait de mettre en lien la victime avec des services de conseil ou d'autres aides. La Fondation affirme que le seul licenciement de l'auteur des actes de violence sexuelle ne saurait suffir pour éradiquer le harcelèment sexuel sur le lieu de travail.
Notons que McDonald avait lancé une enquête interne au sujet de la plainte et a également licencié l'auteur des faits en mai dernier. Mais la gestion de l'affaire par l'entreprise américaine a été jugée insuffisante par la famille de la victime, par les associations mais aussi par certains clients taïwanais, qui ont commencé à boycotter la chaîne de restauration rapide en estimant que des mesures plus fortes devaient être prises.
La Fondation a aussi exhorté les agences gouvernementales à organiser des formations complètes pour sensibiliser leurs employés et faire connaître les mesures de prévention contre le harcèlement sexuel ainsi que les personnes ou organismes à contacter pour signaler des cas de harcèlement sexuel, afin que tous les employés et leurs supérieurs aient connaissance de leurs droits.
Enfin, l'association a insisté sur le traumatisme profond que peuvent causer les violences sexuelles et a appelé les employeurs à adopter une politique de tolérance zéro qui prévienne activement contre les cas de harcèlement sexuel.