Suite au suicide d’un employé du ministère du Travail le 4 novembre dernier, un acte qui semble pour l'instant lié à une histoire de harcelèment moral sur le lieu de travail, la ministre du Travail Ho Pei-shan (何佩珊) et le Premier ministre Chuo Jung-tai (卓榮泰) se sont excusés hier devant les médias.
Le rapport d'enquête administrative rendu par le ministère semble pointer la responsabilité de la directrice de la branche nord du département du développement du travail Hsieh Yi-Jung (謝宜容) et son style de management « inapproprié », une « charge de travail excessive », « trop de stress » et un « manque de ressources et de soutien », sans toutefois reconnaître de preuves directes de harcèlement envers l'employé qui a mis fin à ses jours.
En attendant que le cas de Hsieh Yi-Jung - qui a depuis été démise de ses fonctions - soit porté devant le Tribunal correctionnel, le Premier ministre Chuo Jung-tai (卓榮泰) a déclaré avoir fait trois demandes auprès des membres de son cabinet pour lutter contre le harcèlement moral en milieu professionnel, à savoir la nécessité de guider par l'exemple en conduisant des enquêtes approfondies sur les cas de harcèlement afin de prévenir contre les récidives et de renforcer les mécanismes de protection des employés.
Le chef du gouvernement a indiqué avoir participé à une réunion administrative aujourd'hui et avoir insisté sur le besoin urgent de traiter sérieusement les cas de harcèlement moral sur le lieu de travail. Cho Jung-tai a appelé tous les chefs de départements au sein des différents ministères à rester vigilants, du niveau local au niveau central.
La porte-parole du gouvernement Michelle Lee (李慧芝) a expliqué que les dirigeants devaient traiter leurs collègues de la manière dont ils souhaiteraient être traités, enquêter sur les incidents et prévenir les incidents futurs, mais aussi établir des mécanismes de protection interne solides.
Le Premier ministre a appelé à une évaluation complète des mesures anti-harcèlement prévues au sein des différentes agences gouvernementales et à l'établissement de mécanismes de prévention qui encouragent les employés à parler.
Enfin, Cho Jung-tai a déclaré que le gouvernement devait apprendre de cet incident et développer des réformes institutionnelles complètes, mais aussi mettre en œuvre des sanctions disciplinaires immédiatement en cas d'autre incident.