Selon le règlement du Parti du peuple taïwanais (TPP), ses députés de liste doivent démissionner de leur siège de député au bout de deux ans et céder leur place, à mi-mandat, aux candidats figurant après eux sur la liste prédéterminée par le parti lors de l’élection. Cette alternance devrait intervenir dans deux mois.
Le TPP détient actuellement huit sièges « nationaux », c’est-à-dire les députés de liste, au Parlement, ce qui signifie que les candidats du n° 9 au n° 16 sur la liste remplaceront les huit actuellement en fonction en janvier prochain. Or, parmi ces huit candidats en attente se trouve Li Zhenxiu (李貞秀), une ressortissante chinoise mariée à un Taïwanais qui a obtenu la nationalité taïwanaise mais qui n’a toujours pas renoncé à la nationalité chinoise. Li Zhenxiu a déjà commencé à travailler dans le bureau du député Huang Kuo-chang (黃國昌), du même parti, à titre d’assistante.
Aujourd’hui, la Commission parlementaire de la défense a invité le vice-président de la Commission ministérielle des affaires continentales Liang Wen-chieh (梁文傑) à s’exprimer sur ce dossier : « Selon les dispositions régissant les relations interdétroit, les personnes d’origine chinoise qui ont obtenu la nationalité taïwanaise il y a dix ans ou plus peuvent participer aux élections. Cependant, la loi sur la nationalité stipule que les hauts fonctionnaires et les élus publics ne peuvent avoir la double nationalité. »