Une équipe de chercheurs de l’Université nationale des sciences et technologies de Taïwan s’est associée à des chercheurs de l’Institut de technologie de Tokyo pour coopérer sur le développement de technologies durables visant à transformer les déchets issus de la production de biodiesel en produits de haute valeur ajoutée.
A l’heure actuelle, le secteur du biodiesel génère entre 10% et 20% de déchets sous forme de résidus de glycérol, difficile à gérer en termes de pollution. L’équipe dirigée par la professeure Chiang Chia-ying (江佳穎) de la faculté de chimie à l’Université nationale des sciences et technologies de Taïwan a recouru à un procédé électrochimique innovant permettant de régler le rapport entre la quantité de glycérol et le borate dans une solution qui permet d’augmenter la production de dihydroxyacétone (DHA) et d’hydrogène vert. Par ailleurs, dans le processus d’électrolyse, les scientifiques taïwanais et japonais ont utilisé des électrodes en oxyde de nickel, un matériau peu coûteux et sûr.
Cette conversion des résidus de glycérol en produits à valeur ajoutée ouvrent la voie à une meilleure efficience de l’industrie du biodiesel grâce au développement durable des énergies, une avancée publiée dans les revues internationales spécialisées.