Hier matin, le bureau de la députée du Parti démocrate progressiste (DPP) Lin I-chin (林宜瑾) au Parlement ainsi que son bureau à Tainan ont fait l'objet de fouilles par les procureurs, qui sont ensuite repartis avant 11h du matin de son bureau de Taipei avec un carton de preuves. Lin I-chin est soupçonnée d'avoir empoché de l’argent destiné à payer les salaires de ses assistants.
La députée Lin I-chin a posté un message sur Facebook vers 11h30 pour déclarer qu'elle coopérerait avec l'enquête, que cette dernière ait été lancée suite à un malentendu ou suite à une fuite de la part d'une personne avec des intentions malveillantes, laissant sous-entendre qu'elle n'avait rien à se reprocher.
Le porte-parole du DPP, Wu Cheng (吳崢) a indiqué lors d'une conférence de presse que son parti soutenait les enquêtes en cas de soupçons d'actes criminels. Wu Cheng a aussi affirmé que l'éradication de la corruption, la lutte contre les gangs et contre la fraude faisaient partie des priorités gouvernementales.
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le Bureau des procureurs de Tainan a interrogé 19 personnes dont la députée, avec au total 15 suspects et 4 témoins, pour la plupart des assistants et des membres du personnel. Les suspects sont soupçonnés de faux et usage de faux et d'avoir enfreint le règlement sur la lutte contre la corruption.
Le directeur du Bureau a indiqué que Lin I-chin avait été relâchée contre le versement d'une caution d'un million de dollars taïwanais (environ 28 000 euros) et une interdiction de quitter le territoire.