Alors que le réacteur numéro 1 de la 3e centrale nucléaire a été fermé le 27 juillet dernier, le Premier ministre Cho Jung-tai (卓榮泰) qui effectuait aujourd’hui une visite à Taipower, a été interrogé au sujet du nucléaire. Des journalistes l’ont notamment interrogé sur les mini-réacteurs nucléaires SMR et l’énergie nucléaire de quatrième génération en Chine, qui ne semblent pas poser de problème de sécurité, ni produire de déchets radioactifs. D’autres journalistes l’ont interrogé pour savoir si le nucléaire de nouvelle génération pouvait arriver à Taïwan avant 2030.
Cho Jung-tai a répondu que le gouvernement taïwanais se préoccupait en priorité de la sécurité nucléaire nationale et de la garantie d’un traitement sûr et des déchets radioactifs, tout en restant au fait des évolutions internationales dans ce domaine. Il a précisé qu’à cet égard, Taïwan n’adopterait pas les normes chinoises dans le domaine du nucléaire.
Le Premier ministre a déclaré : « Les valeurs de la Chine en matière de droits humains et de sécurité humaine ne sont pas les mêmes que les nôtres. Les normes chinoises ne peuvent donc en aucun cas constituer une référence pour nous. Je pense que nous devrions toujours considérer la liberté et la sécurité des biens des Taïwanais comme la priorité. »
Cho Jung-tai a précisé que l’attitude du gouvernement demeurait ouverte à l’avenir quant aux nouvelles technologies et au développement des technologies d’énergie nucléaire, mais actuellement, il a souligné qu’il était nécessaire de continuer à développer les énergies vertes et à achever la construction des centrales électriques actuellement en chantier selon le calendrier prévu et en respectant les normes de sécurité. Si ces objectifs peuvent être atteints, le Premier ministre a assuré que cela suffira pour répondre à la demande en électricité de Taïwan avant 2030.