La Chine est accusée de dumping en surproduisant des automobiles. Pour échapper au contrôle des pays qui limitent l’importation de voitures chinoises, la Chine est accusée de cacher le lieu de production de ses voitures en exportant les composants des véhicules pour en confier l’assemblage à ses collaborateurs à Taïwan.
Afin d’éviter cette pratique, le gouvernement taïwanais a mis en place dès ce mois d’août une nouvelle mesure requérant un taux minimum de composants de voitures de production taïwanaise censées être construites à Taïwan. Cette mesure vise notamment les marques automobiles chinoises, les marques étrangères rachetées par la Chine, mais aussi les marques étrangères de joint-venture en partie chinoises.
Le directeur du bureau du développement industriel du ministère de l’Economie Yang Chih-ching (楊志清) a apporté quelques précisions: « Par exemple, pour les quatre modèles automobiles que nous venons d’évoquer, comme leur conception est déjà terminé, il faut laisser à leurs constructeurs suffisamment de temps pour réagir au changement. Nous avons donc fixé une augmentation progressive du taux minimum de composants taïwanais sur les trois ans à venir, à savoir 15 % pour la première année, puis 25 % pour l’année suivante et enfin 35 % pour la troisième. Ils verront quels sont les composants qu’ils peuvent fabriquer à Taïwan. L’ajustement progressif a pour objectif d’accorder un peu plus de temps aux entreprises concernées. »