Le ministère taïwanais des Affaires étrangères a fait preuve de négligence dans sa gestion d'un cas de harcèlement sexuel au sein de ses effectifs. C'est ce qu'a annoncé aujourd'hui le Yuan de contrôle, l'organe chargé de surveiller les employés de la fonction publique, les comptes publics et la protection des droits humains.
Le Yuan de contrôle indique dans son communiqué de presse qu'une enquête a permis d'identifier plusieurs manquements dans la gestion d'un cas de harcèlement sexuel, gestion qualifiée de "clairement passive et négligente". Le communiqué ajoute qu'à l'avenir, le ministère devrait appliquer une politique de "tolérance zéro" pour le harcèlement sexuel et prendre en compte, dans ses politiques, les membres du personnel travaillant à l'étranger.
Le Yuan de contrôle affirme dans son communiqué que l'incident en question a endommagé la réputation des fonctionnaires et du ministère des Affaires étrangères et exhorte ce dernier à évaluer ses pratiques et à apporter des améliorations.
L'affaire en question concerne un cas de harcèlement sexuel survenu entre 2017 et 2018, lorsqu'un diplomate alors en poste à l’étranger avait envoyé de nombreux messages et images à caractère sexuel à un ou une subordonné(e) qui aurait rapporté l'incident auprès du chef de son département sans qu'aucune action ne soit prise pour remédier à la situation. C'est seulement après que la victime a quitté le ministère qu’elle a posté l'histoire sur Facebook. Le ministère des Affaires étrangères a alors refusé de faire un dossier en estimant que l’incident avait eu lieu il y a longtemps et à l’étranger.