C’est une conseillère municipale de la capitale taïwanaise, Ho Meng-hua (何孟樺) qui a alerté sur cette situation, chiffres à l’appui. En 2020, 0,1% des personnes qui fumaient dans les zones non-fumeurs de Taipei était des ressortissants étrangers. Les zones non-fumeurs couvrent, entre autres, les arrêts de bus, les espaces publics adjacents des écoles, les parcs, sous les arcades des zones piétonnes commerçantes ou aux entrées des supermarchés et des cafés. L’année dernière, on recensait 8% d’étrangers fumant dans ces zones interdites parmi les personnes sanctionnées et à la fin mai de cette année, ce chiffre a bondi à 14%.
Ho Meng-hua demande ainsi aux services de la municipalité comme le bureau de la Santé de renforcer sa politique de protection des zones non-fumeurs en multipliant la communication, les affiches et en déployant un personnel d’enquête suffisant.
En réponse, le bureau municipal de la santé a indiqué que 260 personnes étaient actuellement chargées des tâches administratives relatives à la santé, des communications et inspections sur les dangers du tabac à travers les rues de la capitale, reconnaissant qu’un personnel plus nombreux permettrait de renforcer les mesures de protection de la santé des habitants.