Le site de ressources humaines en ligne Yes123 a récemment mené une enquête auprès de ses adhérents concernant leurs éventuelles réponses à l’arrivée de l’ère de l’intelligence artificielle.
Parmi les 2 304 entreprises et employeurs ayant rempli le questionnaire, 49,8 % disent considérer le recours à l’IA ou à l’automatisation pour améliorer leur production ou leurs services, contre 42 % l’an dernier. Par ailleurs, les employeurs se disent prêts à proposer un plus haut salaire à leurs employés formés en IA, soit en moyenne 31,6 % de plus par rapport aux employés n’ayant pas cette spécialité. En fait, 18 % des employeurs veulent bien proposer même un supplément supérieur à 50 %.
A propos d’une éventuelle réduction de postes en raison des remplacements par l’intelligence artificielle, les sondés estiment qu’environ 30 % des postes sur le marché de l’emploi actuel risquent d’être supprimés dans dix ans, touchant notamment, selon eux, les employés au guichet, les ouvriers des lignes de production, les traducteurs, les journalistes ou encore les agents bancaires.
Le porte-parole de Yes123 Yang Tsung-pin (楊宗斌) a prédit le futur partage de travail : « D’autres fonctions ne seront pas complètement remplacées par l’IA, en raison de leur caractère humain. On verra naître alors un rapport coopératif entre les travailleurs et l’automatisation. Dans ce type de collaboration qui a toutefois un objectif commun, l’IA assumera la partie répétitive du travail ou la partie qui exige une plus grande précision, alors que les travailleurs humains s’occuperont des parties plutôt créatives, à l’aide de l’IA quand-même. »
Pour éviter d’être éliminés du marché de l’emploi, le porte-parole a conseillé aux futurs demandeurs d’emploi de s’enrichir sans tarder de connaissances sur l’intelligence artificielle.