Le Parti démocrate progressiste (DPP) a organisé le 18 juin dernier un colloque sur les ingérences de Pékin dans les élections taïwanaises. Certains intervenants ont averti que la Chine cherchait à instrumentaliser la croyance de la déesse Mazu en tentant d’influencer ses fidèles dans certaines régions en faveur de l’unification et des candidats pro-Chine.
Le Parti Kuomintang (KMT) a vivement réagi à cette information révélée par les médias et a tenu hier une conférence de presse appelant le DPP à cesser sans délai de calomnier les temples dédiés à la déesse de la mer.
De son côté, la porte-parole du DPP Dai Wei-shan (戴瑋姍) a défendu la mise en garde de son parti contre la campagne d’ingérence des communistes chinois en affirmant que Taïwan n’était pas l’objectif exclusif de la menace de Pékin, ajoutant qu’il était facile de trouver de nombreux cas similaires évoqués sur internet visant les pays démocratiques, sans davantage de détails.
En outre, la porte-parole a contre-attaqué le KMT, l’accusant d’avoir gardé le silence face à la publication récente d’un texte législatif chinois prévoyant des sanctions lourdes à l’encontre des personnes en faveur de l’indépendance de Taïwan. Selon Dai Wei-shan, il est dans l’intérêt de tous les Taïwanais de s’unir face à Pékin qui cherche à semer la discorde à Taïwan.