La commission ministérielle des affaires continentales (MAC) a rehaussé hier l’alerte touristique pour tout déplacement en Chine, Hong Kong et Macao au deuxième niveau d’alerte (le niveau orange) le plus élevé avec effet immédiat. La MAC conseille aux Taïwanais d’éviter tout déplacement non nécessaire vers ces régions en raison des questions croissantes afférentes à la sécurité.
Liang Wen-chieh (梁文傑), porte-parole de la MAC, a expliqué que cette décision a été prise suites aux différentes lois sur la sécurité nationale promulguées par la Chine et notamment la publication d’un texte en 22 points le 21 juin, prévoyant des sanctions lourdes, allant de trois à dix ans de prison et pouvant même aller jusqu’à la peine de mort, à l’encontre de toute personne incitant à la sécession ou soutenant l’indépendance de Taïwan.
Liang Wen-chieh a déclaré qu’en tant qu’agence gouvernementale, la MAC a pour le devoir de rappeler aux citoyens qu’il existe de réels risques lorsqu'ils voyagent dans les régions citées en raison de l’introduction des nouvelles lignes directrices relatives au soi-disant « crime de sécession ».
La MAC a par ailleurs précisé qu’actuellement environ 60 pays ont signé des traités d’extradition avec la Chine qui comportent généralement des clauses sur la non-extradition des criminels politiques et sur le fait que les personnes doivent être reconnues coupables dans des deux parties avant qu’une extradition puisse être actée. De ce point de vue, le « crime de sécession » est un crime politique qui présente des caractéristiques chinoises uniques. Cependant, il ne peut être exclu que certains pays soient particulièrement coopératifs vis-à-vis de Pékin.