Le bureau de l’immigration a réagi hier soir à un récent reportage taïwanais sur la pratique de la prostitution effectuée par des touristes d’Asie du Sud-Est qui voyagent à Taïwan en profitant des mesures d’exemption de visa.
L’agence de l’immigration a indiqué avoir établi trois mesures de prévention pour éviter cette pratique émergente : des contrôles en ligne, des enquêtes à Taïwan et des coopérations internationales. L’agence précise avoir mis en place une équipe d’interrogatoire à la frontière pour mener des entretiens avec les voyageurs présentant des suspicions. S’il s’avère qu’ils sont soupçonnés de se livrer à des activités incompatibles avec le but autorisé de voyage, l’immigration peut refuser leur entrée sur le territoire conformément aux réglementations en vigueur. De 2017 à mai 2024, ce sont d’ailleurs environ 5 000 personnes qui se sont vues refoulées à la frontière et l’agence de l’immigration entend augmenter les interrogatoires connexes à l’avenir.
Cette nouvelle forme de tourisme de prostitution qui peut impliquer la traite d’êtres humains a été remarquée pour la première fois à Taïwan en 2014. Des touristes surnommées « phœnix » travaillent avec des proxénètes à Taïwan qui sous-louent généralement des studios pour le travail de prostitution.