En réagissant à la publication du texte chinois pénalisant les indépendantistes taïwanais, l’Association des échanges des élites d’Asie-Pacifique (中華亞太菁英交流協會), un think tank taïwanais, a organisé aujourd’hui un colloque à ce sujet.
Lors des discussions, le président de « Taiwan Democracy Watch » Song Cheng-en (宋承恩) a averti que Pékin tente d’instrumentaliser la justice et de pénaliser le mouvement pro-indépendance des Taïwanais, ce qui va, selon le chercheur, à l’encontre du droit international et des droits humains. Il a affirmé que prôner une idée politique est un exercice de la liberté d’expression, garantie par tous régimes démocratiques, mais aussi par la Convention internationale sur les droits civils et politiques et la Convention internationale sur les droits économiques, sociaux et culturels. Song Cheng-en a indiqué qu’en incluant le jugement par défaut à son texte anti-sécessionniste, Pékin cherche à légaliser sa répression transfrontalière. « Taïwan aura à négocier avec les pays étrangers pour que les autorités judiciaires et les forces publiques de ces derniers ne deviennent complices de la Justice chinoise contre la loi internationale et instrumentalisées pour mener la répression transfrontalière. »
De son côté, le professeur Wu Se-chih (吳瑟致) à l’Université de Taipei de technologies maritimes a averti qu’à l’heure actuelle, la Chine communiste est en coopération judiciaire avec 69 pays, dont 65 ont signé avec Pékin un traité sur l’aide mutuelle pour la lutte contre les criminalités.