Hier s’est tenue à l'Academia Sinica l’annuelle Journée des jeunes chercheurs. Organisée par l’Antenne de Taipei du Centre d’Études Français sur la Chine Contemporaine (CEFC) et l'antenne de Taipei de l’École Française d’Extrême-Orient (EFEO), la journée a permis de mettre en lumière les travaux de huit jeunes doctorants et postdoctorants.
Présidée par le directeur de l'antenne taïwanaise de l'EFEO Frank Muyard et le président du CEFC, Corrado Neri, la journée a débuté avec une première partie consacrée aux « nationalismes et régionalismes » avec notamment une analyse par Alexis Franchaud du discours « techno-nationaliste » de Xi Jinping et de l’importance accordée par la République Populaire de Chine au développement technologique dans son rapport au monde. Oscar Truong a présenté son étude sociologique de groupes de jeunes artistes s’engageant dans des formes de militantisme culturel local en Chine, tandis qu'Aymeric Collart a évoqué ses recherches en psycholinguistique et en neurolinguistique concernant le mandarin de Taïwan.
L'après-midi était consacrée aux « pratiques et sociétés urbaines de Taïwan » et a permis d’aborder des thématiques théologiques, comme l’étude comparative de la divination à Taïwan et au Bénin par Ouwakpare Victorin Oussoi, géoenvironnementales avec un travail de recherche sur le commerce du sable à Taïwan présentées par Grégoire Ramé, et enfin anthropologiques avec une enquête sur l’entrée dans l’institution du mariage des couples de meme sexe à Taïwan menée par Nausica Rivière.
La troisième et dernière partie, intitulée « Anthropologie autochtone » a permis de mettre en exergue les travaux développés par Hélène Trébuchet sur la culture et le tissage de la ramie dans les villages Pangcah (Amis), ainsi que ceux d’Arielle Noy Gsell sur les négociations entre les communautés autochtones et les musées taïwanais concernant les restitutions d’objets et de dépouilles autochtones.