Le New York Times vient de révéler que plus de 20 000 documents numérisés du gouvernement paluan auraient été piratés en mars dernier et que d’après le président paluan Surangel Whipps Jr., Pékin serait l’auteur du crime.
Notons que les Palaos font partie des douze pays qui entretiennent des relations officielles avec Taïwan. Leur président a plaidé en faveur de Taïwan à maintes reprises en occasion internationale. La Chine populaire a continuellement cherché à inciter le gouvernement paluan à rompre ses liens diplomatiques avec Taipei. Une demande refusée catégoriquement par le président Whipps.
Jusqu’ici les pirates n’ont réclamé aucune rançon, le New York Times estime donc qu’ils pourraient attendre l’approche de l’élection présidentielle aux Palaos, prévue en novembre prochain, pour faire du chantage.
Aujourd’hui, le ministère taïwanais des Affaires étrangères a réagi à cette information par la voix de son porte-parole Jeff Y. J. Liu (劉永健), qui a déclaré que son ministère avait été informé de cette fuite de dossiers par l’intermédiaire de l’ambassade taïwanaise aux Palaos et que la diplomatie suivait de près le développement de l’affaire.