Après l'échec des négociations qui devaient parvenir, d'ici vendredi dernier et après plus de deux ans, à s'entendre pour un Accord sur les pandémies, le texte a été soumis au vote des Etats membres mardi mais n'a pas été adopté en raison de désaccords sur quatre points majeurs. En raison des dissensions sur l'accord, une version contenant seulement les dispositions consensuelles a été proposée, ce qui fait que les négociations ont été prolongées. La participation de Taïwan à l'accord reste, elle, encore incertaine.
Notons qu'en parallèle des discussions sur l'Accord sur les pandémies, des négociations ont eu lieu sur la révision du Règlement sanitaire international (RSI), adopté en 1969. Le RSI a pour objet, selon l'OMS, de "prévenir la propagation internationale des maladies, de s’en protéger, de la maîtriser et d’y riposter par une action de santé publique limitée aux risques qu’elle présente pour la santé publique et évitant de créer des entraves inutiles au transport et au commerce internationaux."
Dans une interview accordée à RTI hier après-midi (heure de Genève), le ministre de la Santé taïwanais Chiu Tai-yuan (邱泰源) a déclaré que le gouvernement faisait tout son possible pour obtenir le soutien de pays amis, pour présenter les propositions de Taïwan par voie diplomatique et pour participer aux discussions sur les sujets de fond.
Le ministre de la Santé, qui a dirigé l'équipe d'action de l'OMS à travers les réunions et les activités de Taïwan en marge de l'AMS à Genève, a dit que Taïwan espérait encore pouvoir participer à l'accord et partager, ainsi, son expérience passée en matière de prévention des épidémies. Chiu Tai-yuan a ajouté que le gouvernement continuerait à prêter attention au déroulé et au contenu des négociations et des changements, et à présenter des suggestions appropriées sur les questions de fonds, que ce soit par voie diplomatique ou par d'autres moyens :
"Si nous avons une idée plus précise au cours de ces discussions, nous utiliserons bien sûr la voie diplomatique, ou encore certains séminaires académiques pour avoir des discussions approfondies avec nos pays amis. Je crois que la sagesse s'affine à force de s'en servir. Après les discussions, nous pourrons sans doute trouver une méthode encore meilleure."